On en entend parler de plus en plus (même si passez encore à mon goût) : le chien doit avoir des bases avant qu’on commence à lui faire passer des obstacles d’agility. Tricks, proprioception, préparation physique, préparation mentale, shaping etc sont des mots qui reviennent régulièrement.

C’est à la fois très vaste et très flou, ce qui n’est jamais une bonne combinaison quand on veut faire des choses concrètes ensuite. Même si on intègre ce concept, lorsqu’on est avec son chien, on ne sait pas forcément par quel bout le prendre.

Voilà ce que, d’après moi, un chien devrait savoir faire avant de commencer à travailler sur des obstacles :

– Avoir une relation avec son humain basée sur le jeu, le fun, la confiance ! Que le chien ait envie de travailler avec son humain et inversement.

– Proposer des comportements : c’est le travail au shaping qui permettra d’obtenir ça mais aussi votre capacité à renforcer les comportements de votre chien en dehors des séances de travail afin d’encourager sa spontanéité et son envie de faire

– Jouer et rapporter un jouet : sinon il faut bien le dire, c’est un petit peu compliqué de travailler avec un jouet 😉 Il peut s’agir d’une balle, d’un tug ou de toute autre forme de jeu que votre chien pourrait affectionner

– Travailler dans des environnements variés : ne pas se cantonner au travail dans votre jardin et dans votre club mais mettre à profit toutes les opportunités pour apprendre au chien à travailler dans plein de contextes : balades, sortie chez le véto etc. Travailler doit être défini aussi : rester calmement couché dans la salle d’attente du véto mérite autant de récompenses que de faire un super running !

– Etre à l’aise en hauteur, sur des supports étroits et/ou instables : encore une fois le quotidien nous permet de travailler ces points-là facilement : un banc, un tronc, un rocher pas besoin d‘avoir de matériel pour que le chien sache être à l’aise partout. Ça veut dire que le chien n’est pas forcé mais fait les choses de son plein gré ! Cela permet de travailler les obstacles à zones et la balançoire.

– Etre capable de basculer le poids de son corps vers l’arrière/avoir conscience des pattes arrière : hautement utile pour prendre des bons appels sur les sauts, savoir freiner sans appuyer sur les antérieurs pour les entrées de slalom et les zones arrêtées et avoir une bonne relance. Là ce sont les tricks qui seront utiles : recule, 4 pattes dans la boîte, donner les pattes arrières, tenir sur un disque d’équilibre

– Avoir des bases de self control : pour les zones arrêtées, les départs, la table. Je ne suis pas une fan de bosser les départs d’agility à outrance, il m’arrive souvent de commencer les ateliers directement en mouvement : c’est plus motivant pour le chien (et moins ennuyeux 😉 ) Les bases suffisent donc pour commencer

– Savoir gérer les échecs : apprendre que rater n’est pas synonyme de la fin du plaisir mais simplement une opportunité de pouvoir recommencer !

– Etre capable de se concentrer vers l’avant et ne pas dévorer son humain des yeux en permanence : il est un petit peu plus facile de négocier les obstacles si on peut les voir avant de devoir les prendre 😉

Cette liste est non exhaustive et on pourrait ajouter beaucoup d’autres choses (notamment des savoir-faire du quotidien : marche en laisse détendue, rappel, assis, couché, manipulations etc).

 Et vous que rajouteriez-vous ?

Prochain article: ce qu’un humain devrait savoir faire avant de commencer à enchaîner des obstacles 😀