Voici un autre article issu de l’Obiblog que j’ai décidé de reprendre également, parce que ça met fait toujours tellement rire de voir David Hasselhoff en maillot de bain!

Si vous avez déjà lu quelques livres traitant de la théorie de l’apprentissage vous connaissez surement le principe de Premack, la loi de Thorndike, le réflexe de Pavlov et ainsi de suite. Vous pouvez en ajouter un autre à cette liste : l’effet Hasselhoff. Non, vous n’en avez jamais entendu parler et pour cause ça vient juste de sortir. Explication.

L’effet Hasselhoff veut que tout chien mâle entier ayant suffisamment confiance en lui et ayant passé 18 mois se prenne pour David Hasselhoff.

 

LE David

Mais qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire ?

Comme Obi est en plein dedans, je peux vous raconter en détail ce qui se passe. Le chien pense qu’il est grand, fort et très poilu des pectoraux et surtout il est persuadé qu‘il doit le faire comprendre à tous. Cependant, il ignore à quel point il peut être ringard et lourd.

Il croit qu’il est le roi de la plage et que toutes les sauveteuses en une-pièce rouge sont folles de lui. Il croit qu’il a une super voiture qui parle et qu’il peut botter les fesses à tous les sales types du coin. Il croit que le pantalon moulant et la nuque longue c’est viril. Bref, c’est un gros naze quoi !

Le David en slip

 

L’effet Hasselhoff se dissipe assez vite si on ne l’entretient pas. Dès que je vois qu’Obi commence à remuer les pectoraux un peu trop, je lui propose une autre activité toute aussi réjouissante pour lui mais bien plus calme pour son environnement (va faire des pompes, va courir là-bas, va voir ailleurs si je n’y suis pas). Il y a des fois où il croit que je suis Pamela Anderson (ouais, on peut confondre c’est vrai !) et qu’il doit me protéger de tous les David Charvet qui pourraient traîner leur face de minet sur la plage. Là je dis stop, David Charvet a le droit de venir me demander un câlin si il veut (j’espère que vous avez compris que David Charvet est un chien et si vous ne l’avez pas compris, alors je vous le dis, pour le bien de la métaphore filée : David Charvet est un chien.)

 

Les deux versions du David: Le Charvet et Le Hasselhoff

 

Mais si on laisse faire, l’effet Hasselhoff peut vite s’amplifier et causer des torts très lourds au chien et à votre tranquillité. A tel point qu’on ne peut plus tenir le chien en présence d’autres mâles et encore moins travailler avec lui. Dieu merci, je suis loin de cette situation mais c’est un danger qui nous guette tous, malheureux propriétaires de chiens testostéronés à caboche. Je me joins à vos prières dans le fol espoir d’y échapper.

 

En mode cuir-grosse voiture des années 80

 

Vous aussi, vous subissez l’effet Hasselhoff et vous ne savez pas comment vous en sortir ? Voici quelques astuces bien pratiques :

 Vous avez un petit chien : assurez vous de posséder un matériel adéquat qui évitera que votre David H. ne vous échappe pour aller rappeler aux David C. qu’il est le roi de la plage. On évitera donc consciencieusement les colliers qui se retirent quand le chien recule ou dont le système d’attache risque de casser à la première traction un peu virulente de l’animal. Un harnais de préférence de type Easy Walk avec une boucle sur le poitrail (ça met en valeur les pectoraux, il va adorer !) permet de maintenir la bête sans risque de le voir partir ventre à terre sur la plage de Malibu.

Ça c’est du pec!

 

Vous avez un chien plus gros : il y a de fortes chances que vous y perdiez les deux bras s’il décide de partir. Rappelez-vous que David H. est très fort et très musclé et qu’il est au faîte de sa puissance physique. Rappelez-vous que vous avez besoin de vos mains pour des taches basiques et quotidiennes telles que surfer sur internet ou vous masser les orteils. Un Easy Walk est parfait pour vous si vous êtes pressé. Si vous avez un peu de temps avant de succomber à l’envie de balancer David H. du haut de sa guitoune, pensez au Halti. En effet, vous avez besoin de temps pour habituer le chien à le porter avant de l’utiliser en situation. Le mieux étant encore de faire un peu de shaping pour que le chien l’enfile de lui-même et accepte les mouvements de tête induits par le licol. Il s’agit d’un outil précieux pour faire retomber la pression qui peut vite monter entre deux Davids qui se fixent du regard.

 

 

Ça souligne la virilité de la moustache!

 

Au delà des outils de prévention, une fois que la situation est en place, il faut bien commencer à agir. Travaillez de préférence au clicker et à la nourriture, un jouet pouvant monter l’excitation plus que nécessaire en cas de conflit avéré. L’idée est que tous les Davids Charvets du coin sont vraiment sympa et que les autres Davids H. le sont aussi. Mais oui, c’est vous qui le pensez. Il faut en être persuadé c’est tout.

Dès que vous croisez un autre David, détendez-vous, vous et votre laisse (vous pouvez le faire si vous avez le matériel sus-cité) et laissez votre David simplement prendre conscience de la présence de l’autre. Pas plus. Cela peut impliquer d’être très très loin de l’autre. Et célébrez aussitôt cette merveilleuse rencontre à grands renforts de « Oh mais tu l’as vu lui comme il est sympa » et de nourriture bien appètente. Il faut que votre David se dise « Ah chouette voilà l’autre tocard, ça va être l’avalanche de knacki ». Rapidement, il va se mettre en place un mécanisme bien pratique : votre David voit un David, il vous regarde parce qu’il sait qu’il va avoir quelque chose de top et hop vous pouvez le branchez sur vous et non plus sur l’autre tocard. Si la situation vous échappe, si la tension monte plus vite que prévu, si le David d’en face est plus du genre Douillet que Charvet ou même Hasselhoff, partez vite dans l’autre sens, ça vaut mieux pour tout le monde.

Evitez les lâchers collectifs de David pendant un certain temps. Si c’est possible, privilégiez des rencontres en liberté avec des David sympas, du genre Charvet ou Halliday, voire même Guetta.

Et un beau matin, vous ne saurez pas pourquoi ni comment (enfin si, vous saurez comment !) mais votre David Hasselhoff sera devenu un Richard Dean Anderson (on a les références télévisuelles qu’on peut…), toujours testostéroné mais bien plus tolérant avec les mâles de son espèce. Peut être avec un humour pourri et un jeu d’acteur moyen mais ça sera toujours mieux qu’avant. De temps en temps, il se baladera peut être avec la nuque longue, c’est un risque à courir, mais ça ne reste que temporaire. Et c’est aussi pour ça qu’on l’aime !

 

Y’a pas à dire, la fourrure, c’est une autre mode!

 

 

 

 

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Et surtout vive les poils!

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Le déclic de la semaine prochaine:

Travailler avec un jouet: mission impossible?